Le parcours du combattant pour être parents [Partie 1]

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet délicat : être parents!

En soi, ce n’est pas compliqué, mais l’être, le devenir quand on a des petits soucis de santé, peut devenir le parcours du combattant.

Avec Chéri, on s’est marié en Juin 2012. Tout naturellement, à la suite de ça, j’ai arrêté la pilule. C’était dans nos projets depuis un bon moment mais les préparatifs et le cout du mariage nous ont incité à commencer cette aventure après. Peut être aussi pour être un peu plus sereins. Et puis notre maison était en construction donc ça tombait « bien », si tentait qu’il y ai une bonne période pour ça…

Et puis les mois ont défilé, on ne s’est pas trop pris la tête au début car après 10 ans sous pilule on se doutait bien que mon corps n’allait pas s’en remettre en deux secondes. Les cycles très irréguliers se sont enchainés, quelques fausses joies aussi croyant à un possible retard mais que nenni.

En septembre 2013, on a eu la livraison de la maison. On avait mis plus ou moins le projet « Bébé » en pause avec le déménagement et tout ça.

En Janvier 2014, voyant que rien ne se passait (et pourtant j’étais devenue une championne en calcul de cycle, d’ovulation, de symptômes en tout genre…), j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai appelé le CHU. Plus particulièrement le centre de Procréation Médicale Assistée (PMA). On a eu rendez-vous deux mois après (oui il ne faut pas être pressés), on a alors rencontré une gynécologue spécialisée en PMA, très gentille, compréhensive et rassurante. Elle nous a donné une batterie de tests à faire pour tous les deux, nous a posé des tonnes de questions et on se donna rendez-vous deux mois plus tard.

Mon mari a eu un recueil de spermes à faire, une échographie des testicules et des prises de sang. De mon côté, j’ai eu une échographie à une date précise du cycle à faire, des prises de sang également et un examen qui m’a traumatisé: l’hystérosalpingographie.

Qu’est-ce donc que l’hystérosalpingographie? c’est une radiographie de l’utérus. On vous injecte un produit qui se voit par contraste grâce aux rayons X. Vous êtes allongés sur une table et on vous demande de se tourner à droite puis à gauche. J’ai alors morflé comme jamais. Des douleurs horribles et pourtant j’avais mis pris mon cachet de doliprane une heure avant comme conseillé. J’en suis ressorti groggy et exténué.

Deux mois plus tard, nous sommes donc en Avril 2014, nous sommes retournés voir notre Gynéco et là ce fut la douche froide. De mon côté, une trompe était atrophiée, et imperméable, ne laissant pas ou peu passé à la fois les ovules mais aussi les spermatozoïdes. Du côté de mon mari, ce fut plus « grave » puisqu’il n’a alors que très peu de spermatozoïdes et ceux qu’il a sont très fainéants. Les pauvres, ils n’arrivent pas à remonter la pente de mon utérus!

Pour confirmer ce résultat (pour mon mari), la Gygy lui demanda de refaire un recueil afin de confirmer cette hypothèse. Car oui, il faut le savoir, les petits spermatozoïdes sont très sensibles à la chaleur, et nous avions été au Mexique peu de temps auparavant, sans compter que Chéri fut aussi malade. Tout ça joue sur notre corps!

Il a fallu alors patienter quelques mois car l’examen entre deux recueils ne peut pas se faire comme ça. On devait attendre au moins 3 mois pour voir si les zozos allaient se remettre. (NB: Un cycle de production de zozos est de 74 jours). On se donna alors rendez-vous à la rentrée, après nos vacances d’été.

Nous voilà en Octobre 2014, avec les derniers résultats qui confirmèrent l’état des zozos. Notre Gygy nous expliqua alors que la meilleure solution serait la FIV ICSI.

Mais qu’est-ce donc? FIV, vous connaissait je pense, Fécondation In Vitro, mais ICSI? en anglais « Intra Cytoplasmic Sperm Injection ». Il s’agit en fait d’introduire par injection un spermatozoïde consciencieusement sélectionné pour féconder l’ovule, contrairement à la FIV « traditionnelle » où on laisse faire les spermatozoïdes pour aller rencontrer d’eux-mêmes l’ovule.

Pourquoi cette technique? Pour rappel les zozos de Chéri sont feignants, il faut alors un peu les aider car même à côté de l’ovule ça ne les motive pas à bouger. Du coup, le médical leur donne un petit coup de pouce, bon le biologiste fait en gros tout le boulot que la nature n’est plus à même de faire.

La Gygy nous donna tout un tas de papier à remplir pour le consentement, les ordonnances pour moi, etc. ainsi que le protocole à suivre.

La suite au prochain épisode 😉

2 Replies to “Le parcours du combattant pour être parents [Partie 1]”

  1. C’est fou de voir que ce qui pourrait être si simple est parfois si compliqué.
    En tout cas, ça valait le coup de vous battre car, maintenant, vous avez un magnifique petit garçon.
    J’ai hâte en tout cas de lire la suite de ton article. Je le trouve très bien expliqué et informatif. Des bisous

    1. Merci pour ton avis. Oui quand on voit le résultat ça vaut le coup mais faut pas se décourager et ça c’est le plus dur… Bisous

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