Le jour où l’amour s’est une nouvelle fois multiplié

S’il y a bien un rendez vous où l’on sait qu’on va rencontrer un nouvel amour dans notre vie, c’est celui de l’accouchement.

Avec mon mari, on plaisantait en disant que Choupinette attendait la fin du match des bleus pour pointer le bout de son nez. On n’avait pas totalement tord car les contractions ont commencé après le match suivant Uruguay-Portugal.

En effet à la toute fin je commençais à sentir des contractions surtout dans les reins, non douloureuses mais régulières. J’ai décidé de commencer à les chronométrer pour voir ce que ça donnait et mine de rien elles étaient toutes les 5 minutes, pas très longues. J’ai prévenu mon mari qui a eu du mal à le croire. On a décidé d’attendre encore un peu, puis on s’est rendu compte que ça devait vraiment être le début du travail.

On a alors pris Lucas et déposé chez mes parents au cas où. On est rentré vers 22h45 à la maison et on a essayé de dormir. Enfin surtout mon mari, moi je n’y arrivais pas. J’ai eu beau essayé, pas moyen, et les contractions me faisaient aller aux toilettes toutes les 20 minutes. J’ai lu un peu, j’ai décidé de prendre d’autres vêtements pour la valise de maternité vu les températures qu’on avait.

Vers 2h, j’ai réveillé le Chéri et on décide d’aller à la mater. Après un monito de contrôle, le verdict tombe: le travail a bel et bien commencé et je suis ouverte à 2. La Sage Femme me propose donc d’aller marcher dans l’enceinte du CHU pour accélérer un peu tout ça.

On est alors parti pour une heure de marche en faisant des tours et des détours. On croise des gens un peu bizarre aussi dont un groupe qui s’est installé à l’entrée principale avec des pizzas!

A 4h on remonte, nouveau contrôle: ouverte à 4 et poche des eaux qui vient juste de se percer spontanément. La Sage Femme nous propose soit de refaire un tour à pied (mais cette fois ci je le sens pas trop) soit de poser la péridurale. Là je lui dis que pour l’instant les contractions sont gérables dont je préfère attendre pour la péri. Elle m’informe qu’il y a un gaz le protoxyde d’azote qui pourra m’aider le moment venu. C’est une sorte de gaz hilarant qui atténue un peu la douleur ou la détourne.

Elle me l’apporte, je respire dans le masque pendant les contractions. Au début je vois pas de différence si ce n’est un goût bizarre dans la bouche. Mais après plusieurs contractions, ça commence à faire effet. Le coup de grâce c’est quand une aide soignante a dit dans la pièce à côté qu’une dame avait des contractions dans les jambes et là j’ai pas pu me retenir j’ai éclaté de rire comme jamais, jusqu’à en avoir les larmes aux yeux. Et c’était communicatif puisque mon mari et la sage femme ont ri aussi.

Trêve de plaisanterie, le travail n’avançant plus beaucoup et les contractions n’étant plus très régulières, ma sage-femme décide de m’injecter l’ocytocine et demande également à l’anesthésiste de venir pour faire la péridurale car les contractions se font un peu plus douloureuses à chaque fois, même avec le gaz.

Pause de la péri sans problème mais qui a du mal à faire effet sauf sur ma jambe droite que je ne sens plus et ne peux plus bouger. On me tourne alors sur le côté gauche pour faire le système des vases communicants et là, j’ai commencé à avoir sacrément mal. Mon mari a beau appuyer sur la pompe de la péri, rien y fait. Je commence même à hurler et à appeler au secours tellement je souffre.

Ma sage-femme rappelle l’anesthésiste en urgence pour qu’il m’injecte un autre produit en plus dans la péri. On m’examine à nouveau et le verdict tombe je suis passée d’une dilatation de 5 à 9 en 20 minutes et du coup sans effet de la péri. On comprend mieux maintenant pourquoi je souffrais autant.

Il est alors 10h. On attends la dilatation complète, puisque Choupinette supporte bien le travail. A 11h, dilatation complète! Et on attend à nouveau que Mademoiselle descende toute seule. Heureusement on a trouvé entre temps la solution pour la péridurale même si je ne sens toujours pas ma jambe droite et qu’on est obligé de la tenir à chaque examen. Elle est même tombée 2 fois et j’ai rien senti c’était folklo!

A 13h15, ma sage-femme revient et c’est le moment car elle voit les cheveux! On m’installe, on tient toujours ma jambe droite 😅, et on commence à pousser! Après 3 poussées Choupinette prénommée Margot est née à 13h31!

Je ne pourrais pas vous dire que j’ai eu l’accouchement de mes rêves car j’ai bien souffert à un moment. Mais ce qui est sûr c’est qu’il était très bien car Margot a eu un rythme régulier tout le long et à supporter le travail comme il faut (contrairement à Lucas). Celui-ci a été assez rapide je trouve et j’ai pu le vivre sans trop d’assistance médicale, même si j’ai pas pu marché quelques heures après le temps que les effets de la péridurale se dissipent.

De plus, contrairement à l’accouchement de Lucas, pour celui de Margot si c’était à refaire, je le referais sans hésiter de la même manière.

Maintenant une nouvelle vie à quatre commence et le bonheur qui en découle me submerge, à m’en faire monter les larmes aux yeux quand je réalise la chance que j’ai d’avoir fondé cette famille avec mon Chéri.

2 Replies to “Le jour où l’amour s’est une nouvelle fois multiplié”

  1. Je te souhaite mes plus sincères félicitations, et je souhaite la bienvenue au monde à la petite choupette ! Des bisous à tous les 4 !

  2. Je te le dis encore ici : félicitations pour cette petite poupée, elle est vraiment magnifique <3.
    Je suis contente aussi de lire ton récit d'accouchement, je me rends compte que ça a été assez "drôle" au final, je ne connaissais aps du tout ce gaz ! Quoiqu'il en soit, malgré la douleur, ta puce est là désormais et dans tes bras. C'est le principal. Vivez pleinement et à fond votre bonheur !

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